Afficherla carte. Martinique - Destinations principales . Trois-Ilets. Il y en a pour tous les goûts à Trois-Ilets ! Bien connue pour la plage et ses restaurants, la ville manque pas non plus de lieux prisés comme Maison du sucre et La Savane des esclaves. Afficher les hébergements. Trois-Ilets. Fort-de-France. Il y en a pour tous les goûts à Fort-de-France ! Bien connue pour ses Lescartes postales. L’histoire de la Martinique se raconte aussi en images : Saint-Pierre avant et après la catastrophe de 1902, Fort-de-France et ses monuments, ses rues, la vie dans les communes, les petits métiers, les costumes, l’agriculture. Le fonds des cartes postales regorge de scènes qui nous renvoient à des souvenirs d Laplage du Diamant pour échanger ses voeux en intimité en Martinique. C’est LA plage paradisiaque par excellence en Martinique. Imaginez, vous êtes juste vous et votre futur conjoint, vous rêvez d’un moment vraiment intime pour vous dire oui, un moment rien qu’à vous. Les mariages festifs et grandioses ce n’est pas votre truc. Voyagezen Martinique ce trimestre au musée. N’hésitez pas à venir découvrir la nouvelle exposition temporaire du Musée de la Carte Postale (4 avenue Tournelli 06600 Antibes) sur le thème de la Martinique photographiée par Armand Benoit-Jeannette. Cette exposition temporaire de cartes postales est à découvrir jusqu’au 31 Décembre Lesplus belles plages de la Martinique. La majorité des plages de la Martinique valent plus qu'un simple détour. Mais certaines sortent vraiment du lot. L' Anse des Salines, l'une des plus belles plages des Caraïbes, l' Anse Michel et sa rangée de cocotiers face à un lagon turquoise protégé par une barrière de corail, la Grande Anse d Vacancesen détails sur la carte de la Martinique des 4 régions de l’île. Guide voyage pas cher pour un séjour de plages, culturel ou farniente : cliquez sur l’image pour agrandir. Habité à l’origine par les Arawak et les Indiens caribous, qui ont été rapidement éradiquées par les Français, l’île a été vivement combattue. Aprèsle 1 er janvier 2003, le réseau routier national relève de la compétence de la région Martinique. Depuis le 1 er janvier 2016, la Collectivité Territoriale de Martinique remplace les Conseils Départementaux et Régionaux. Elle est en charge désormais des réseaux routiers national et départemental. Évolution du réseau routier : eUesH. Les plages en Martinique La Martinique est une carte postale sauvage et envoûtante qui attire les voyageurs comme des aimants avec ses sublimes plages de sable blanc. Beaucoup disent que les plus belles plages de Martinique sont situées dans le sud de l’île. Et il est vrai que l’Anse Noire et l’Anse Dufour rivalisent de beauté. Autour du charmant bourg des Anses d’Arlet, vous trouverez également une multitude de plages immaculées, idéales pour le farniente. Puis en prenant la direction du Marin, vous succomberez à la beauté de la Grande Anse des Salines. Mais surtout, ne négligez pas la côte Atlantique et le nord de l’île. Vous y découvrirez un littoral beaucoup plus sauvage, bordé de magnifiques plages volcanique, à l’instar de la plage de Sinaï ou de l'inoubliable Anse Couleuvre. De la mer des Caraïbes à l’océan Atlantique, préparez votre voyage en Martinique en découvrant les plus beaux joyaux de son littoral. Envie d’une mer calme, les plages côté Caraïbe sont parfaites pour farnienter à l’ombre des cocotiers. Plages de sable noir ou plage de sable gris, plage de sable blanc ou plage de sable doré, à chacun ses envies, à chacun ses plages…. Plongez au cœur des plus belles plages de la Martinique et localisez-les sur notre carte des plages Voir plus L’Anse Couleuvre au Prêcheur Si vous cherchez la plus belle plage de Martinique, c’est à l’Anse Couleuvre que vous la trouverez. Nichée au coeur de la jungle à l’extrême nord de l’île, cette immense bande de sable noir offre une impression d’isolement unique. Dans la moiteur tropicale, la plage est balayée par les rouleaux puissants de la mer des Caraïbes. Au couchant, elle se pare d’incroyables couleurs dorées, vertes et noires. C’est juste un véritable instant de bonheur ! Plage de sable Plage sauvage L’Anse Noire et l’Anse Dufour L’Anse Noire et l’Anse Dufour sont deux superbes plages martiniquaises que presque tout oppose. La première offre une eau émeraude bordée de sable noir. La seconde permet de plonger dans des eaux turquoise, en profitant du sable blanc. Mais comme ces deux plages sont voisines, l’une ne va pas sans l’autre. Et cerise sur le gâteau, vous êtes dans l’un des meilleurs endroits de Martinique où observer les tortues marines. Plage de sable Plongée La plage du bourg aux Anses d’Arlet Les Anses d’Arlet possèdent parmi les plus jolies plages de toute la Martinique. Prenons la direction de la plage du bourg pour découvrir un panorama très célèbre de l’île. Depuis le ponton qui surplombe la mer turquoise, la vue sur l’église et les cases créoles du village est absolument sublime. Sur la plage, vous pourrez bronzer tranquillement ou goûter la cuisine locale dans les nombreux bars installés près du rivage. Plage de sable Équipements sur la plage La plage du Diamant À quelques kilomètres à l’est des Anses d’Arlet, le village du Diamant possède une plage célèbre dans le monde entier pour son impressionnant rocher. Surgissant des eaux de la mer des Caraïbes, le rocher du Diamant est un véritable symbole de la Martinique. Longue de 3 kilomètres, la plage du village est l’une des plus séduisantes de cette partie de l’île. Mais faites attention à la forte houle qui peut rendre la baignade dangereuse. Plage de sable Surf L’Anse Figuier à Rivière-Pilote Située entre les communes de Sainte-Luce et de Marin, l’Anse Figuier pourrait presque passer inaperçue. Pourtant, cette jolie plage de sable blanc mérite largement le détour. En grande partie ombragée, elle est idéale pour les familles avec enfants. On pourrait rester des heures dans l’eau à barboter, mais c’est sans compter les délicats fumets de poissons grillés qui émanent des gargotes alentour. Plage de sable Équipements sur la plage La Grande Anse des Salines à Sainte-Anne La Grande Anse des Salines est la plus célèbre plage du sud de la Martinique. Située sur l’itinéraire de la Trace des Caps, cette splendide baie ourlée de cocotiers a des allures de paradis. C’est l’un de mes spots préférés pour admirer le coucher de soleil, avec en toile de fond le rocher du Diamant et la montagne de la femme couchée. Pour éviter la foule, venez de préférence tôt le matin ou en fin d’après-midi. Plage de sable Équipements sur la plage L’Anse Trabaud à Sainte-Anne S’il y a trop de monde aux Salines, prenez la direction de l’Anse Trabaud en suivant la Trace des Caps. Après avoir traversé la Savanes des Pétrifications, vous découvrirez une plage de toute beauté, à la fois sauvage et peu fréquentée. Pensez à prévoir beaucoup d’eau, une paire de chaussures et vos provisions pour la pied, il faut compter une 1/2 heure de marche pour y accéder en partant de l’Anse à Prunes. Vous pouvez y accéder en voiture par une route caillouteuse mais vous devez traverser un chemin privé avec un droit d’entrée à 2,50 euros et des horaires d’entrée compris entre 8h et 16h. En semaine, la plage est quasiment déserte mais le week-end de nombreuses familles viennent y pique-niquer. La plage y est très agréable, très large et bordée d’arbres pour se protéger du soleil. Pensez à prendre de quoi boire et vous restaurer car sur place il n’y a ni restaurant ni bar. La mer y est régulièrement un peu agitée mais reste agréable pour la baignade. Plage de sable Plage sauvage Plage naturiste Les Fonds Blancs du François et la Baignoire de Joséphine Les Fonds Blancs du François ne sont accessibles qu’en kayak ou en bateau lors d’une excursion à la journée où l’on vous propose baignade, déjeuner créole, ti-punch dans une ambiance agréable. Ces bancs de sable émergeant de la surface de l’eau, entre deux îles au large, sont absolument magnifiques. Ces hauts-fonds sableux sont situés entre l’îlet Oscar et l’îlet Thierry où l’on peut se baigner dans un mètre d’eau. Voici certainement l’une des plus belles plages de la côte Atlantique, mais elle est également l’une des plus populaires. Venez plutôt le matin car dès midi, c’est vite l’embouteillage entre les bateaux à moteur, les catamarans et les canoës qui arrivent de toute part. Plage de sable Plage sauvage Plongée Les plages de la Presqu’île de la Caravelle La presqu’île de la Caravelle est un lieu à part sur le littoral martiniquais. La plage de la baie de Tartane est prisée des familles. Plus au nord, les plages d’Anse l’Etang et de l’Anse Bonneville sont un rendez-vous de surfeurs. Enfin, ne manquez pas la plage de la Baie du Trésor, un lieu isolé accessible uniquement à pied. Plage de sable Plage sauvage Surf La plage de Sinaï à Grand’Rivière La plage de Sinaï est un lieu qui se mérite et que l’on atteint après un long périple en voiture, le long de la côte Atlantique. Grand’Rivière est le dernier village du nord de la Martinique. Ce lieu unique dans l’île abrite une plage sauvage bordée par la forêt tropicale. Au large, par beau temps, vous apercevrez les côtes de la Dominique. Attention, la baignade peut être dangereuse… Plage de sable Plage sauvage L’Anse Gros raisin Magnifique plage de la presqu’île de la Caravelle accessible uniquement en bateau ou via un sentier au départ de la base nautique de Spoutourne après une heure de marche. L’endroit est très sauvage et peu fréquenté. N’oubliez pas votre masque et tuba car les fonds marins sont superbes avec de nombreux poissons tropicaux. La Pointe Faula Située au sud du village après le port de pêche, la Pointe du Faula est une énorme étendue d’herbe et de sable dont la particularité est un fond sableux recouvert seulement d’une quinzaine de centimètres d’eau qui vous permet de vous éloigner à plus de 400 mètres du bord et de rejoindre les Fonds Blancs en marchant. Vous y trouverez des restaurants et bars ainsi que des tables et bancs pour vos pique-niques. De nombreux arbres bordent la plage pour vous protéger du soleil. La mer y est plutôt calme. La Pointe Faula est un spot incontournable pour des activités de kitesurf et de windsurf. Le Cap Macré Située côté Atlantique de l’île, la plage du Cap Macré est l’une des plus belles plages de l’île avec une eau très calme due à une barrière de corail qui protège des vagues. La plage est peu fréquentée en semaine. Attention aux enfants car la plage tombe à pic dans la mer et on perd vite pied. L’Anse Grosse Roche Après une vingtaine de minutes de marche sur un agréable sentier, vous arrivez au paradis à l’Anse Grosse Roche. Cette plage sauvage de sable blanc immense est bordée de cocotiers et de cactus sur ses hauteurs. Déserte, la plage ne sera rien qu’à vous. Située côté atlantique, quelques vagues peuvent perturber la tranquillité de la mer mais rassurez-vous la baignade est toujours possible. Anse Michel – Cap Chevalier Située le long du Cap Chevalier et de la randonnée la Trace des Caps », l’Anse Michel est une des plages les plus réputées de Martinique. Grâce à la présence d’une barrière de corail, les eaux y sont très calmes. De nombreux cocotiers bordent la plage de sable blanc et offrent des endroits ombragés pour se protéger du soleil. La plage descend tranquillement dans la mer et vous avez donc pied longtemps. L’anse Michel est donc propice à la baignade en famille. Elle est également le rendez-vous des kitesurfeurs et des amateurs de planche à voile qui en font l’un des meilleurs spots de l’île. L’Anse Caritan Située à quelques centaines de mètres au sud de Saint-Anne, cette plage de sable blanc est peu large, ombragée et calme car protégée des vagues par la presqu’île de Sainte-Anne. Elle convient donc parfaitement aux parents avec de jeunes enfants. L’Anse Caritan, c’est aussi le point de départ d’une randonnée La Trace des Caps » très réputée en Martinique. Longue de 27 km, c’est la randonnée la plus longue de l’île qui longe le littoral sud avec vue sur de superbes plages. Elle offre de beaux panoramas pour découvrir l’extrême sud de la Martinique. Cette randonnée peut se découper en 5 tronçons. En démarrant de l’Anse Caritan, vous pouvez rejoindre les Salines en une balade d’1h30, environ 4,5 km en passant par l’Anse Meunier. La randonnée est très agréable avec vue sur le Rocher du Diamant. L’Anse Désert Située sur la commune de Sainte Luce, l’Anse Désert est une très belle plage de sable blanc sauvage et assez ombragée pour se protéger du soleil. Peu fréquentée, c’est pourtant une superbe plage aux eaux cristallines et calmes. Des baignoires naturelles offrent une baignade sécurisée pour les enfants. Grande Anse du Carbet La plage de l’Anse du Carbet est une très belle plage de sable gris longue de 1 kilomètre le long du village du Carbet. Elle est bordée de restaurants et cabanes de pêcheurs où vous pourrez déguster des poissons frais. La mer y est très calme avec vue sur le Mont Pelée mais attention surveillez bien les enfants car on y perd vite pied. Assez large, de nombreuses parties de beach-volley y sont régulièrement organisées. Paul,Journaliste voyages L'avis de Paul Ce que j’aime en Martinique, c’est que d'une plage à l’autre, tu te retrouves dans un univers totalement différent. Il y en a vraiment pour tous les goûts des plages sauvages, des baies familiales, des spots pour le surf, du sable blanc, du sable noir, du sable doré. Mon coup de coeur en Martinique va pour l’Anse Couleuvre, un joyau sauvage et préservé situé dans le Nord Caraïbes. Quelle beauté ! J’ai également beaucoup apprécié l’Anse Noire, même si il y avait foule sur le sable. Je suis par contre beaucoup moins fan des plages de la Trace des Caps, même si elles correspondent en tout point à l’image de la carte postale. Si vous venez en Martinique, n’hésitez pas à changer vos habitudes et à naviguer à contre-courant. Préférez le petit matin et le coucher du soleil au milieu d’après-midi. Vous ne vous en porterez que mieux, car les voyageurs sont nombreux à vouloir profiter des plages de la Martinique Cartes des plages Article écrit par Paul, Journaliste voyages. Publié le 2019-03-08 Vous aimerez aussi Voyages organisésSur mesure, en individuel... Les meilleures offres de voyages en Martinique ! Quand partir ?Pour être sûr de partir en Martinique à la meilleure saison ! Faire-part Martinique vert Faire-part carte Martinique sur fond madras vert Vendu à l'unité imprimé par nos soins. Vos données sont à nous adresser via le formulaire ci-dessous. Dimensions 15 x 16 cm fermé - 30 x 16 cm ouvert. Livré imprimé avec enveloppe blanche. 1,65 € Faire-part Martinique rouge Faire-part carte Martinique sur fond madras rouge vert Vendu à l'unité imprimé par nos soins. Vos données sont à nous adresser via le formulaire ci-dessous. Dimensions 15 x 16 cm fermé - 30 x 16 cm ouvert. Livré imprimé avec enveloppe blanche. 1,65 € Faire-part Martinique bleu Faire-part carte Martinique sur fond madras BLEU TURQUOISE Vendu à l'unité imprimé par nos soins. Vos données sont à nous adresser via le formulaire ci-dessous. Dimensions 15 x 16 cm fermé - 30 x 16 cm ouvert. 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Le tourisme a permis à la Martinique de retrouver son principales Fort-de-France, Le Marin, Le Robert, La Trinité, Le Vauclin, Marigot, Rivière-Salée, Saint-Pierre, SchoelcherRetour en haut Localisation 14°40 N, 61° O 1Zone Amérique Latine et CaraïbesRetour en haut Histoire Découverte en 1502 par Christophe Colomb lors de son quatrième voyage, la Martinique devient la possession de la France en 1635. Le développement de l'île est falicité par la mise en place du sinistre commerce triangulaire qui entraîne la venue d'esclaves pour les plantations. La Martinique devient DOM en 1946. Les électeurs martiniquais se sont prononcés à en janvier 2010 pour la création d'une collectivité unique pour l'île se substituant à la région et au en haut 1 Ces coordonnées sont approximatives. 2 Pour ce qui est des TAAF et des îles éparses, ce nombre varie très souvent. Leur population donnée ici n'est donc qu'une approximation très imprécise fournie à titre purement indicatif. 3 ZEE Zone économique exclusive. Ces chiffres sont approximatifs. Après un séjour de 4 ans en Martinique, on vous a concocté tout un tas d’articles et de guides pour explorer les moindres recoins de l’île. Ne manquez pas le classement de choses à voir et à faire par région juste en dessous de nos guides. Voir tous nos guides sur la Martinique Pour vous aider dans vos recherches, les articles sont classés du Nord au Sud, puis par bourg. Passez de bonnes vacances en Martinique ! FORT DE FRANCE ET SES ENVIRONS Fort de France Le circuit d’Absalon – randonnée La cascade de la ravine Baron Les cascades de Didier Le Jardin de Balata, un mois d’octobre … 1 Le Jardin de Balata, un mois de mai … 2 Le Jardin de Balata, un mois de septembre … 3 Fort-de-France et ses marchés Fort-de-France et son centre historique Le Fort Saint Louis La distillerie Dillon Le parcours de santé de Didier La route de la Trace Le Domaine de Tivoli Schoelcher Le bourg et ses plages Schoelcher et … son street-art ! La cascade d’Anba So de Fond Lahaye Coucher de soleil 1 Coucher de soleil 2 Le Lamentin Distillerie la Favorite Habitation Belfort exploitation de banane Centre Commercial La Galleria La Ferme de Perrine Ses environs CÔTE NORD CARAÏBE Case Pilote Bellefontaine Son bourg de pêcheur Fond Capot Le Carbet Le Jardin des Papillons 1 fermeture définitive Le zoo de Martinique de l’Habitation Latouche Et pendant ce temps là, au Zoo de Martinique Anse Turin, nichée au pied de la Montagne Pelée La plage du coin au Carbet Distillerie de rhum Neisson Saint Pierre Dans les ruelles de Saint pierre, une ville au passé tragique … Distillerie Depaz – Ou comment concilier promenade et dégustation de rhum Le Prêcheur Anse Belleville ou spot Tomate pour les surfeurs Ses Environs L’habitation Céron – parc et restaurant Anse Céron – Sable noir et saucisses grillées … Anse Couleuvre et ses ruines Randonnée de la Cascade Couleuvre Randonnée Grand’ Rivière – Le Prêcheur ROUTE DE LA TRACE ET LA MONTAGNE PELEE Morne Vert Morne Rouge Le Domaine d’Emeraude 1 Le Domaine d’Emeraude 2 La Montagne Pelée – Ascension par le sentier de l’Aileron Le parc Cap 21 Fonds Saint Denis Cascade du Saut de Gendarme – Se Baigner dans l’eau froide … ou pas ! Les cascades cachées du Saut Gendarme Le bourg de Fonds-Saint-Denis Randonnée du Canal de Beauregard Canal des Esclaves L’Ajoupa Bouillon Les Gorges de la Falaise Randonnée de la cascade Dany Ses environs CENTRE AGRICOLE Saint Joseph Coeur Bouilli Randonnée de la Route des Gués Gros Morne Cascade du Saut Argis Habitation Saint Etienne distillerie HSE Morne des Esses Ses environs CÔTE NORD ATLANTIQUE Tartane On the road … Tartane ! La rhumerie G. Hardy Ses plages Anse la Brèche, la baie de Tartane La Trinité Le Jardin de Bonneville Randonnée Fond Cérémaux et ses grottes L’usine sucrière le Galion Parcours de santé de Beauséjour Presqu’île de la Caravelle Randonnée de la Caravelle Le Château Dubuc Sainte Marie La maison du Bélé Le Tombolo et l’Îlet Sainte Marie L’Habitation Roro Distillerie Saint-James Le Train des Plantations Explorer une bananeraie – Musée de la Banane Anse Charpentier – baie des surfeurs Marigot Le Lorrain Randonnée la Crabière Le moulin de sirop de Batterie La case à manioc au quartier Vallon Morne Capot Basse Pointe L’Habitation Chalvet et ses plantations visite guidée Habitation Gradis Habitation Moulin l’Etang Sur les traces d’Aimé Césaire et sa maison natale Macouba La distillerie de rhum Grand’ Rivière Le Bout du Monde, c’est à Grand-Rivière ! Ses environs SUD CARAÏBE Ducos Le parcours de santé de Ducos Le Saint Esprit Rivière Salée Les Trois Ilets La Forêt Vatable La Savane des Esclaves Mangofil parc d’aventures Le Village de la Poterie La Maison de la canne La Pagerie L’Îlet à Ramiers La Pointe du Bout Les Anses d’Arlets La plage de l’anse à l’Âne Les Anses d’Arlet et la plage du Bourg Dlo Ferré source chaude naturelle de Petite Anse Anse Dufour – Sortez vos masque et tuba pour une visite des fonds marins Anse Noire Sentier sous-marin du Cap Salomon Le Diamant À l’assaut du Diamant 1 – Le Bourg À l’assaut du Diamant 2 – La Plage du Diamant À l’assaut du Diamant 3 – Le musée du coquillage À l’assaut du Diamant 4 – Mémorial de l’anse Cafard et la Maison du Bagnard Sites touristiques du Diamant Sainte Luce Distillerie de Trois-Rivières La forêt de Montravail et ses roches gravées Plage du bourg Anse Fond Banane Plage de Corps-de-Garde Rivière Pilote Distillerie La Mauny L’anse Figuier Ses environs PRESQU’ÎLE DE SAINTE ANNE Le Marin Découverte du Marin et ses environs La Pointe Borgnèse un petit paradis pour les plongeurs La Pointe Borgnèse, une randonnée aux 50 nuances de bleu Point de vue du Morne Gommier Sainte Anne Le Bourg de Sainte Anne et son marché Anse Tonnoir ou Plage sans nom Plage de la Pointe du marin ou du Club Med Ses environs Anse Meunier Anse Moustique – Des crabes, des moustiques … mais pas que ! Grande Anse des Salines les Salines Grande Terre des Salines L’étang des Salines – Observatoire pour les animaux et la mangrove Anse Michel, ma préférée … Anse à Prunes Randonnée de La Savane des Pétrifications Anse Trabaud Cap Macré et l’Oeil Bleu Cap Chevalier Îlet Chevalier et sa randonnée CÔTE SUD ATLANTIQUE Le Vauclin Le Village de la Pointe résidence vacance La Pointe Faula Lion’s Parc Le François L’habitation Clément rhumerie et parc botanique Une journée au Cap Est spa, plage et restaurant Les fonds blancs du François et ses îlets Baignoire de Joséphine, îlet Oscar, îlet Thierry, îlet Loup-Garou, îlet Chancel et îlet Madame Le Robert Les bassins et cascades de Fond Nicolas Ses environs 1En observant l’évolution géo-environnementale de la Martinique, on constate sur l’ensemble de l’île une nette expansion spatiale des ceintures construites. Les espaces bâtis sont souvent qualifiés d’ espaces urbanisés ». Néanmoins, le bâti concerne également les espaces ruraux. Ainsi, pour cette étude dont l’intérêt est de souligner les conséquences spatiales d’une forte anthropisation en milieu insulaire, il est préférable d’utiliser le terme de zone bâtie plutôt que celui d’espace urbanisé. Les ceintures agricoles cultivées connaissent à certaines périodes une fragmentation, un morcellement, voire une déprise spatiale, qui reflètent parfaitement la transition entre une société martiniquaise rurale autrefois d’habitations, et une société contemporaine de consommation qui s’est fortement urbanisée. L’évolution de la toponymie entre 1956 et 2006, montre également cette tendance. En effet, sur les cartes IGN de 1956, il y avait de nombreux quartiers dont la toponymie contenait le mot habitation ». Au fil du temps, un petit nombre d’entre eux a été rebaptisé, mais le plus souvent les quartiers n’ont gardé que le nom de l’habitation, de la distillerie ou de la sucrerie qui autrefois servait de référence toponymique. Par exemple, à Saint-Pierre, l’espace nommé Habitation Blondel » sur la carte IGN de 1956, est devenu le quartier Blondel sur celle de 1986. Au Lamentin, la distillerie Acajou de 1956 a laissé place au quartier Acajou en 1986. Néanmoins, il restait encore sur les cartes IGN de 2006 quelques quartiers ayant gardé une toponymie incluant le mot habitation », surtout dans les zones rurales, par exemple l’Habitation Gradis à Basse-Pointe. Il y a eu parallèlement des maintiens, voire des expansions de zones agricoles, favorisés par des mesures juridico-administratives, économiques et politiques, visant à protéger et valoriser les terres, les emplois et les productions agricoles de la Martinique. De nos jours, la ceinture agricole cultivée du littoral nord‑atlantique de l’île est beaucoup plus continue que dans les terres intérieures du Sud où les terrains agricoles sont distribués de façon plus éparse. Par ailleurs, grâce aux missions de certaines structures comme l’Office National des Forêts ou le Parc Naturel Régional de la Martinique, une grande partie des espaces boisés et de mangrove est actuellement protégée et sous grande surveillance. Plusieurs associations écologiques militent activement en ce sens. Lors des récentes révisions de documents d’urbanisme, certaines zones boisées sont devenues intouchables ». Ainsi, la Martinique s’oriente globalement vers un maintien des espaces naturels qui ont été pour un grand nombre classés ». Mais, les menaces et pressions de l’anthropisation exercées sur ces espaces naturels restent constantes. On observe même à certains endroits une disparition progressive de ce type d’espace. 2L’évolution géo-environnementale de la Martinique a-t-elle été globalement la même sur l’ensemble de l’île ? Ou a-t-elle été sectorielle ? Nous démontrerons à travers cette étude que cette évolution géo-environnementale martiniquaise varie sensiblement d’un secteur à un autre. Dans un premier temps, nous nous pencherons sur la zone de Fort-de-France/Montagne Pelée qui est caractérisée par un étalement urbain conséquent. Dans un deuxième volet, nous nous intéresserons à la zone de Trinité/François/Lamentin qui a été frappée par une urbanisation beaucoup plus récente. Enfin, nous aborderons le sud de la Martinique qui est particulièrement exposé à un phénomène de mitage sans précédent. Fort-de-France/Montagne Pelée une zone marquée par l’étalement urbain 3Sur les cartes évolutives de 1956 à 2006 de la zone de Fort-de-France/Montagne Pelée fig. 1, deux cas de figures se présentent. Dans un premier cas beaucoup plus flagrant, on observe un étalementdes ceintures de bâtis anciennes déjà existantes sur la carte de 1956, comme par exemple celles du centre-caraïbe avec la formation de l’agglomération de Fort-de-France dans les années 1980, ou celles des centres-bourgs littoraux Le Carbet, Le Lorrain et de terres intérieures Morne-Rouge, Morne-Vert. Dans un deuxième cas, on note l’apparition et la densification de nouvelles zones bâties, particulièrement dans le centre-atlantique et le nord-est de l’île. Par exemple, contrairement à 2006, le quartier de Morne des Esses, en 1956, était peu bâti et s’est fortement urbanisé. De 1956 à 1986, les limites des zones bâties correspondaient globalement à celles des zones de relief boisées moins accessibles. Entre 1996 et 2006, ces limites ont eu tendance à être repoussées vers les terres intérieures au relief plus accidenté. Figure 1 – Évolution géo-environnementale de la zone de Fort-de-France/Montagne Pelée entre 1956 et 2006 4On note une densification et un étalement massifs du bâti sur les littoraux. En effet, le phénomène de littoralisation a connu une accélération à partir des années 1980-1990. Enfin, on remarque la formation d’une sorte de diagonale du bâti Carbet/Morne-Rouge/ Ajoupa‑Bouillon, qui donne l’impression de séparer assez distinctement les Pitons du Carbet de la Montagne Pelée. Entre deux dates, les ceintures de bâtis se sont étalées dans plusieurs directions représentées sur les cartes évolutives par de petites flèches noires, qui montrent les poussées exercées par les zones bâties sur les espaces agricoles et naturels. Ces poussées demeurent nombreuses au fil du temps, ce qui se traduit par une augmentation de la pression des zones bâties sur les autres types géo-environnementaux. On assiste également à un renforcement et à une accélération de la concentration du bâti. Sur la carte de 1956, en-dehors des centres-bourgs, le bâti reste diffus et épars. Les zones de concentration du bâti concernaient donc essentiellement les centres-bourgs. À partir des années 1970-1980, le bâti y devint plus concentré à l’intérieur et en-dehors des centre‑bourgs. Par exemple, la construction de grands ensembles dans les années 1970-1980 a favorisé la concentration du bâti. Toutefois, il est important de souligner que sur les cartes évolutives précédentes, la multiplication de zones grises donc l’apparition d’espaces bâtis, ne traduit pas les densités du bâti. Ainsi, la forte concentration du bâti dans l’agglomération foyalaise n’est pas celle qu’on retrouve dans la commune rurale du Morne-Rouge, même si dans les deux cas on assiste à un étalement du bâti. Il ne faut donc pas confondre la densité et l’étalement du bâti. La concentration du bâti est généralement plus importante sur les littoraux que dans les terres intérieures, par rapport aux conditions topographiques photo 1. La photographie 1 illustre parfaitement l’anthropisation du littoral de Fort-de-France, capitale de l’île. La densification du bâti accélérée à partir des années 1980-1990, se ressent d’autant plus qu’elle se réalise dans un milieu insulaire imposant des limites côtières. Photo 1 – Le littoral très anthropisé de Fort-de-France en 2010 5Que deviennent les espaces agricoles cultivés face à l’étalement urbain ? Le secteur Fort-de-France/Montagne Pelée reste très intéressant à analyser, car on y retrouve tous les cas de figures déprises, maintiens et expansions des ceintures agricoles. Les déprises sont le plus souvent générées par les poussées exercées par les espaces bâtis, mais aussi à cause des crises économiques agricoles comme la crise sucrière des années 1940, ou parfois par les dures conséquences des aléas naturels qui ont incité maints agriculteurs à baisser les bras ou à vendre leurs terres, notamment à des promoteurs immobiliers. Par exemple, sur la figure 1, les petites ceintures agricoles résistantes sur la carte de 1956, comprises entre Fort-de-France et Saint-Pierre sur la zone littorale caraïbe, ont complètement disparues, et ce, assez rapidement. Au niveau du Prêcheur, la petite ceinture agricole de 1956 s’est transformée en un espace boisé et bâti entre 1956 et 1986, avant de réapparaître timidement entre 1996 et 2006 sous l’effet d’actions politiques. Il y a eu également une déprise et une fragmentation spatiales agricoles dans les quartiers du secteur Saint-Joseph/Gros-Morne entre 1956 et 1996, pour les mêmes raisons, avant de connaître une très légère expansion entre 1996 et 2006. La ceinture agricole nord-atlantique a été relativement bien maintenue et a même connu, en certains endroits, une expansion spatiale entre 1956 et 1996. On observe entre 1956 et 1986, la formation d’une diagonale agricole entre Saint-Pierre et le Morne‑Rouge. Néanmoins, entre 1986 et 2006, cette diagonale gris clair s’est fragmentée pour laisser place à la formation d’une diagonale gris foncés de bâtis. Dans la zone Fort‑de‑France/Montagne Pelée, on dénombrait, en 1956, environ quatre‑vingts lieux dont la toponymie comportait le mot habitation », ainsi qu’une trentaine de distilleries dont les noms ont été utilisés ultérieurement pour la toponymie de quartiers sur les cartes de 1986, 1996 et 2006. En 1986, il y avait dans ce secteur à peine une vingtaine de lieux dont la toponymie comprenait le mot habitation ». Cette réalité, serait-elle le reflet d’un refus d’éléments comme l’habitation évoquant la sombre période de l’esclavage ? En 1996 et 2006, on comptait une trentaine de lieux possédant le mot habitation ». Il y a donc eu une augmentation entre 1986 et 1996. S’agit-il d’un effet de mode ou d’une volonté réelle de renommer les lieux comme auparavant ? Cela montre‑t-il une conscientisation de l’habitation comme un patrimoine paysager ? Ou cela manifeste-t-il une volonté de maintien, voire d’expansion spatiale des terres agricoles ? 6L’étalement urbain dans la zone Fort-de-France/Montagne Pelée a inévitablement eu des conséquences négatives sur les espaces naturels. Sur la figure 1, de 1956 à 1986, on note une diminution spatiale de la zone de mangrove de la Baie de Fort-de-France qui était sous la pression d’une anthropisation peu maîtrisée. Toutefois, entre 1986 et 2006, on observe un certain maintien de cette zone de mangrove, qui est la conséquence de toutes les décisions de protection prises en matière d’environnement et d’urbanisme. En est-il de même pour les zones boisées ? De 1956 à 1986, on observe un net recul des zones boisées sous la pression exercée par l’extension des ceintures agricoles et du bâti, et ce, particulièrement dans la zone foyalaise vivant à cette époque une urbanisation galopante. Ainsi, à cette période, les espaces boisés littoraux disparaissaient à une vitesse vertigineuse et se localisaient essentiellement dans les zones de relief moins accessibles. La topographie accidentée de l’île les a en partie sauvés. Sur la carte de 1956, il n’y avait qu’un seul ensemble boisé dans le nord de la Martinique, alors que sur celle de 1986, on remarque deux ensembles biens distincts les Pitons du Carbet et la Montagne Pelée, séparés par une diagonale agricole et de bâti. Si globalement la zone boisée de la Montagne Pelée s’est bien maintenue entre 1986 et 2006, celle des Pitons du Carbet a sensiblement diminué sous les pressions qu’exerce l’anthropisation à partir des franges littorales. Ainsi, malgré un maintien global des zones boisées, ces dernières ont connu une déprise spatiale qui reste cependant modérée à l’échelle du nord de l’île. Les reliefs abrupts, le danger volcanique et le classement des espaces naturels protégés, constituent des remparts contre les pressions anthropiques, mais jusqu’à quand ? Trinité/François/Lamentin une zone exposée à une urbanisation récente et rapide 7Les mêmes phénomènes observés précédemment au niveau du bâti dans la zone de Fort-de-France/Montagne Pelée, concernent également la zone de Trinité/François/Lamentin. Les zones bâties des centres-bourgs du Lamentin, du François, du Robert et de Trinité se sont étirées fig. 2. De nouvelles zones bâties se sont développées dans des espaces autrefois naturels ou agricoles, notamment avec l’émergence de zones d’activités économiques, de grands ensembles ou de lotissements de style pavillonnaire. Par exemple, la Presqu’île de la Caravelle n’a pas été épargnée par cette tendance, notamment dans les quartiers de Tartane et de l’Anse l’Étang. La littoralisation est particulièrement observée au niveau des baies du Robert, du François, de Simon au François et du Havre de Trinité. Figure 2 – Évolution géo-environnementale de la zone de Trinité/François/Lamentin entre 1956 et 2006 8Les terres intérieures ont subi le même sort, notamment dans de nombreux quartiers tels Roches Carrées, Morne Bel Air, Morne Pavillon, Pelletier, Derrière Bois, Croix Odilon, Vert Pré, La Tracée, où se développe considérablement un phénomène de mitage. Dans la ville du Lamentin, des quartiers comme Bélème, Jeanne d’Arc, Palmiste, Petit Manoir, Les Mangles, La Lézarde se sont fortement urbanisé, notamment avec l’aménagement de l’aéroport, de zones industrielles et commerciales. Au Lamentin, partie orientale de l’agglomération de Fort-de‑France, la concentration du bâti en 2006 demeurait très forte. L’urbanisation de la zone du Lamentin a connu une phase d’accélération à partir des années 1970‑1980, période au cours de laquelle elle est devenue une continuité spatiale de l’agglomération foyalaise. Par exemple, sur la carte de 1956, dans les quartiers du Lamentin précédemment cités, les espaces bâtis demeuraient encore très limités. Il s’agissait essentiellement de quartiers ruraux disposant de larges ceintures agricoles. En comparant les cartes de 1956 et de 1986, on constate qu’il n’y a eu qu’une légère expansion spatiale du bâti entre ces deux dates, non seulement dans la zone lamentinoise, mais aussi dans toute la zone Trinité/François. L’étalement des ceintures de bâti est davantage visible sur les cartes dans la période comprise entre 1986 et 2006, ce qui prouve que l’explosion urbaine est dans ce secteur un phénomène très récent. Dans la zone de Trinité/François/Lamentin, la topographie reste dans l’ensemble moins accidentée que dans la zone de Fort-de-France/Montagne Pelée. Ainsi, l’expansion spatiale récente d’un bâti connaissant moins de limites topographiques, en particulier dans la plaine du Lamentin, s’effectue assez rapidement. Ce secteur constitue de nos jours un espace important de ou en marge de l’agglomération foyalaise et dispose de nombreux quartiers‑dortoirs. 9Dans la zone Trinité/François/Lamentin, entre 1956 et 2006, on observe une nette fragmentation des ceintures agricoles. Seules se maintiennent difficilement de grandes ceintures agricoles à proximité des bourgs. Le morcellement des ceintures en petits îlots est plus flagrant dans cette partie de l’île que dans la zone Fort-de-France/Montagne Pelée. En effet, le relief moins accidenté est plus favorable à l’expansion des zones bâties. De plus, les terrains agricoles y sont dans l’ensemble de moindre taille et beaucoup moins concentrés distribution des terrains plus éparse, ce qui facilite les pressions exercées par l’expansion des espaces bâtis qui connaissent alors une résistance spatiale agricole moins forte. Par ailleurs, les conditions pédologiques et hydrographiques sont moins favorables. Les sols y sont moins riches pour la mise en valeur agricole. Enfin, la zone Trinité/François /Lamentin, qui inclut aussi la ville du Robert, est bien connectée au pôle dynamique économique centre-caraïbe grâce à l’amélioration récente du réseau routier. Elle connaît également des développements socio-économique et démographique importants. Tous ces paramètres favorisent une forte urbanisation au détriment des espaces agricoles. Sur la figure 2, on observe sur les cartes établies entre 1956 et 1986, une petite expansion de la ceinture agricole dans la zone du Lamentin qui par la suite tend à légèrement se morceler entre 1986 et 2006. La résistance agricole reste très difficile dans l’agglomération foyalaise photo 2 on peut y voir clairement un champ de canne à sucre qui résiste à la pression urbaine au Lamentin. En 1956, dans la zone Trinité/François/Lamentin, il y avait presque quatre-vingts lieux dont la toponymie comprenait le mot habitation », et une vingtaine de distilleries, rhumeries et sucreries confondues. En 1986, on comptait à peine une demi-douzaine de lieux incluant le mot habitation ». Ont résisté la sucrerie du Galion à Trinité, la distillerie du Simon au François, et trois rhumeries. Entre 1986 et 2006, il y a eu une augmentation du nombre de lieux dont la toponymie comportait le mot habitation » même tendance que dans le nord de l’île, soit une vingtaine de lieux. Photo 2 – Champ de canne à sucre résistant dans la ville du Lamentin 10Sur la figure 2, globalement, entre 1956 et 2006, les zones de mangrove se sont maintenues dans le secteur Trinité/François/Lamentin. On assiste même à certains endroits à leur très légère augmentation entre 1956 et 1986, aux environs de Pointe Royale et du quartier Reynoird, pas loin de l’ancienne usine du Robert. En effet, des espaces cultivés abandonnés sont revenus à leur état naturel. Toutefois, on observe aussi des cas de figure inverses comme près du bourg du François entre 1956 et 1986, ainsi qu’à Pointe Hyacinthe entre 1986 et 2006, où la mangrove a connu une déprise spatiale. En ce qui concerne les zones boisées, entre 1956 et 2006, à l’exception de la zone protégée de la Presqu’île de la Caravelle réserve naturelle, on note une nette dégradation des espaces boisés qui subissent un phénomène de mitage par rapport à une anthropisation massive favorisée par les conditions topographiques. Le sud de la Martinique un espace caractérisé par un mitage conséquent 11Dans le Sud de la Martinique, au niveau du bâti le constat reste le même que dans les deux autres zones préalablement analysées. Cependant, même si l’on note un étalement des zones bâties, les concentrations de bâtis sont dans l’ensemble moins fortes, notamment dans les terres intérieures où l’empreinte urbaine est plus diffuse avec l’apparition du mitage fig. 3. Ainsi, les ceintures de bâtis sont plus morcelées. À l’exception de la zone atlantique du Vauclin, c’est essentiellement sur le littoral sud-caraïbe que l’étalement du bâti est prononcé. Remarquons que dans les villes proches de l’agglomération foyalaise, donc en marge du pôle centre-caraïbe, l’étalement urbain est plus important, notamment dans les villes de Ducos, Saint-Esprit, Rivière-Salée et des Trois-Ilets qui sont devenues des espaces résidentiels périphériques » de l’agglomération de Fort-de-France. Des Anses-d’Arlet à Sainte-Anne, l’étalement du bâti à partir des centres-bourgs et le mitage se sont accélérés à partir des années 1980-1990, notamment avec l’amélioration du réseau routier, la construction de lotissements et d’hôtels, le développement de l’habitat collectif et les programmes de défiscalisation. L’explosion urbaine dans le sud de l’île est récente. Ces communes littorales ayant un fort potentiel touristique, offrent des paysages agréables et très attractifs. Néanmoins, l’étalement du bâti et le mitage menacent leur patrimoine paysager et par conséquent leurs activités touristiques. Certes, il faut un développement économique dans ces espaces fragilisés, mais qui soit un développement durable. L’attraction du Sud à des fins résidentielles a pour conséquence une explosion démographique sans précédent. Or, le bassin d’emplois majeur reste celui de l’agglomération foyalaise localisée au centre-ouest de la Martinique. Ainsi, régulièrement on observe d’importants flux pendulaires entre le Sud et le Centre de l’île qui sont à l’origine d’immenses embouteillages sur les principaux axes de circulation. Sur la côte sud-atlantique, la zone du Vauclin n’a pas été épargnée par l’étalement du bâti et le mitage, notamment dans le bourg, les quartiers de la Pointe Faula, Macabou, Pointe des Sables, La Plaine, Ravine Plate et Château Paille. Dans le sud de la Martinique, il existe un contraste important entre les zones littorales densément bâties et les terres intérieures où le bâti est beaucoup moins concentré. 12Dans le sud de la Martinique, on note une fragmentation des ceintures agricoles en petits îlots. Néanmoins, ce morcellement est un peu moins prononcé, car ne disposant pas de carte de 1956 du sud de l’île, les cartes évolutives utilisées concernent une période plus courte comprise entre 1986 et 2006, soit une vingtaine d’années. Néanmoins, nos recherches bibliographiques nous ont prouvé que le Sud de l’île disposait dans les années 1950 de grandes ceintures agricoles cultivées, notamment de canne à sucre. Entre 1986 et 2006, on note l’apparition et/ou l’expansion de petites zones agricoles, notamment dans la pointe extrême sud de l’île et sur la frange littorale atlantique du Vauclin. Il n’y a pas ou peu de ceintures agricoles dans les zones de relief les plus élevées qui sont généralement des espaces boisés protégés, notamment dans les mornes compris entre le Vauclin, le Marin et Rivière-Pilote, et ceux localisés entre la Diamant, les Anses-d’Arlet et les Trois-Ilets. En 1986, on comptait dans le sud de la Martinique une douzaine de lieux dont la toponymie comprenait le mot habitation », quatre distilleries et la rhumerie-sucrerie du Marin, alors qu’en 1956, il y avait une dizaine de distilleries en plus que celles qui avaient été répertoriées en 1986. En 1996, on dénombrait huit lieux dont la toponymie comprenait le mot habitation » et deux rhumeries. En 2006, le constat était le même avec néanmoins trois lieux en plus dont la toponymie comprenait le mot habitation ». Figure 3 – Évolution géo-environnementale du sud de la Martinique entre 1986 et 2006 13La même tendance que dans la zone Trinité/ François/Lamentin se vérifie dans le sud de la Martinique en ce qui concerne les mangroves. Sur la figure 3, entre 1986 et 2006, on observe un maintien global des mangroves. On note même de légères expansions spatiales de mangrove à certains endroits comme à l’Anse Céron entre le Diamant et Sainte-Luce, le cul-de-sac du Marin ou le cul-de-sac Ferré, entre 1986 et 1996 ; mais aussi entre 1996 et 2006, à Pointe Fusette Sainte-Luce. Néanmoins, on remarque également des déprises spatiales de la mangrove comme notamment sur la bordure littorale en face de l’îlet Rat à Sainte-Anne entre 1986 et 1996, et au Marigot du Diamant entre 1996 et 2006. L’ensemble boisé le plus important en superficie correspond à la zone de relief des mornes Larcher, Blanc, Fournerey, Gardier, des Pères, comprise entre les Trois-Îlets, les Anses-d’Arlet et Sainte-Luce. Cet ensemble n’est cependant pas épargné par une tendance au mitage. Le mitage, phénomène accéléré au cours des années 1990-2000, est beaucoup plus accentué dans le Sud de l’île où les constructions de logements neufs ont battu des records cette dernière décennie photo 3 on peut y voir distinctement un morne boisé touché par un phénomène de mitage au Marin. Photo 3 – Morne boisé de la ville du Marin exposé au phénomène de mitage 14Face au phénomène de mitage qui paraît incontrôlable en certains endroits, le domaine du Grand Macabou, la Montagne du Vauclin, les forêts départementales domaniales de Montravail, de Lépinay et de Piton Crève-Cœur, constituent des zones boisées qu’il faut continuer impérativement à protéger. * 1 Wikipédia Le chlordécone ou Képone est un produit phytosanitaire, pesticide organochloré de la ... 15À partir de cette analyse comparative sectorielle et spatio-temporelle réalisée sur plusieurs décennies, nous pouvons conclure que l’équilibre entre les types géo-environnementaux naturels, agricoles et bâtis, demeure très difficile à maintenir sur l’île de la Martinique qui subit des pressions démographique, socio-économique et urbaine, constantes et sans précédent, nécessitant l’utilisation de plus en plus d’espaces. Or, le cadre spatial insulaire est limité. Il demeure pour l’instant peu extensible. L’équilibre écologique, économique et social, constituant la base du développement durable, demeure ainsi le principal défi des aménageurs contemporains qui doivent en plus trouver des espaces importants pour l’installation de nouvelles structures énergétiques, notamment les fermes photovoltaïques. Les décisions prises déterminent inévitablement l’évolution des types géo-environnementaux. Plusieurs questions se posent alors peut-on réellement aboutir à un système géo‑environnemental équilibré ? Le tout urbain », appartient-il encore au domaine de l’utopie en ce qui concerne la Martinique de demain ? Un développement rural et agricole plus soutenu est-il possible ? La Martinique semble bien loin des objectifs qu’elle s’est fixés soit 40 000 hectares de terrains agricoles, car elle ne dispose en réalité actuellement que de 25 000 à 28 000 hectares de surfaces agricoles, dont une grande partie souffre des dégâts causés par le chlordécone1 et dont une autre minorité est menacée d’être transformée en fermes photovoltaïques. De nos jours, l’île dispose d’une couverture végétale occupant environ 60 % de l’île, ce qui reste plutôt satisfaisant. Ses mangroves et plusieurs espaces forestiers sont protégés. Mais cette réalité, n’incite-t-elle pas paradoxalement certains acteurs à négliger la donne environnementale en pensant avoir assez de réserve » en matière d’espaces naturels ? Quelles sont les réelles limites spatiales et juridiques de l’aménagement des espaces voués aux nouvelles énergies ? Ces espaces consacrés aux nouvelles énergies, constituent-ils un quatrième type géo‑environnemental à intégrer dans les plans d’aménagement ? Quoiqu’il en soit, on survolant en avion les Petites Antilles, on observe un net contraste entre la Martinique très urbanisée et ses îles voisines Sainte-Lucie et La Dominique encore très vertes ».

carte de la martinique en or